L’appel de la mer ou l’existence nue

Il a fallu regarder les lointaines étincelles d’une eau cristalline dessiner l’horizon, s’allonger sur une colline de Sidi Mansour pour aimer l’existence nue. Ce moment insignifiant, dégarni des parements de la vie, de ses anecdotes peuplées, de sa cohue événementielle, revient parfois, dissipe la fadeur de quelques quotidiens remplis, interminables. Ton amour m’échappe et me revient impuissant et impatient. Avide de ta présence, il devient fou, galopant dans mes entrailles, m’arrachant à moi même pour le ravaler, le contenir, lui faire oublier ton être, et son échec. Mon écriture et ses pas indécis n’ont pu ni le rattraper, ni le trouver à travers les mots dans les chemins de son errance. Seul l’appel de la mer, dans ce souvenir bref, m’emporte hors de toi. [cornescorchees­]

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L’appel de la mer ou l’existence nue